Azul y Verde

06 novembre 2011

un documentaire à déguster sans modération!


Food Inc 1/2 par wildkillah

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03 novembre 2011

expo dec 2011

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06 octobre 2011

Il était une foi !

cannes-2011-michel-piccoli-a-pense-arreter-sa-carriere-apres-habemus-papam1 Du diabolique Don Juan au modeste Pape il n’a qu’un homme :  l’homme qui en sait long sur « les choses de la vie » , le François de Vincent, Paul et les autres, le bouffeur de tête de veau,  le grand père aux écrevisses, patriarche d’une famille bien sous tout rapport, et tant d’autres encore…

La dernière composition de notre homme m’est apparue tel un mirage, un sympathique tour de magie tout droit sorti del cappello de maestro Moretti.

Comment rester insensible, dès les premières minutes d’ « Habemus papam », à ce défilé burlesque de cardinaux ? Ces petits hommes rouges se balancent et chantonnent en cœur parmi les couloirs luxuriants du Vatican, tels des playmobils à l’heure du goûter. Et puis le gong retenti et désigne le nouveau chef playmobil.  Mais Piccolino, c’est son nom, ne veut pas devenir chef, il rugit, se cabre et fuit en soulevant sa belle soutane brodée. 

Tout l’art de  Moretti est de flirter avec la farce sans tomber dans la facétie. habemus-papam-moretti 1Certes, il porte un regard piquant sur le Vatican et toute sa bande "d'ensoutanés", les présentant comme de "gentils" papis hasbeen,  pigeons voyageurs à l'heure du web. Mais l’ironie ne dure qu’un moment. Une fois échappé du palais, l’homme d’église se fait homme tout court, avec ses doutes, ses regrets, ses envies. Renoncera t-il au trône par humilité ? Ici toute ressemblance avec des mini chefs existants serait VRAIMENT fortuite...

Picolli est majestueux toute en force et en incertitude, il nous entraîne dans ce « road movie intérieur » jusqu’au coin de la rue...de la liberté.  Alleluiaaaaaa !

« Habemus papam » réalisé par Nani Moretti avec Michel Picolli, Nani Moretti... sorti en salle le 7 sept 2011

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29 août 2011

THE END

melancholia-billet-explication_m Mais que ce passe t-il dans la tête de Lars Van Trier ? quel mécanisme neuroleptique a pu provoquer une ébullition artistique telle que son dernier film : Melancholia  ?

Certains de ces films précédents m’avaient laissée un même arrière-goût d’exception mais à chaque fois sans trop pouvoir argumenter, en état de choc sans doute…Que ce soit Breaking the waves, dérangeant et violent, Dancer in the Dark  border line entre Les parapluie de Cherbourg et  La vie de David Gale ou encore Dogville difficile à ingérer parce que trop riche. Bref j’aime ce qui sort de la tête de ce réalisateur, j’aime son sans gêne, son style bien à lui loin, très loin du cinéma digestion légère et 0% de matière grise.

melancholia-3Melancholia  est un film surprenant qui peut provoquer une sorte aversion voire un fou rire incontrôlable (comme ce fut le cas pour certains de mes voisins spectateurs) ou bien un réel sentiment de fascination. Ce qui est mon cas.

Fascinée je le suis, par les images chimériques du prologue, émue par la beauté de la photographie, troublée par les personnalités antinomiques des deux personnages principaux, soeurs envers et contre tout. Mais aussi perturbée par ces ambiances grinçantes et cruellement humaines, sans scrupules aucun qui intensifient cette réplique de Justine (Kristen Dunst) à l’orée du néant : « la terre est mauvaise et ne manquera à personne ». 

Etre spectateur de la fin du monde version Lars Van Trier revient à vivre une expérience surnaturelle dont on ne se remet qu’après quelques jours de repos.

Film franco-danois de Lars von Trier. Avec Kriten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland...

http://www.melancholiathemovie.com/

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27 juin 2011

Housse IPAD: parcequ'il le vaut bien!

flyers expo19

En wax from Namibia ou en coton from Ikea mais toujours doublé en polaire épaisse pour bien protéger cette petite merveille de technologie. Et parceque je suis une femme moderne qui pense à tout, je n'ai pas oublié la petite poche secrète pour ranger le cable d'alimentation, le casque.... et le rouge à lèvres !

Faites votre choix...

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01 juin 2011

From Namibia

flyers_expo18

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21 mars 2011

Bertie avec un B comme Brave

Desktop1Once upon a time un gentil prince, nommé Bertie pour les intimes, et "prince Albert, duc of York" pour les autres.

Il vivait dans son château, avec sa femme, la princesse et ses deux filles, les petites princesses. Tous ensemble ils coulaient des jours tranquilles, et se faisaient les plus discrets possible, histoire qu'on leur foute la paix avec les "votre Altesse Royale" par ci, "votre Altesse Royale" par là.

Mais, son father, le méchant roi pas très gentil et un peu bourru, se met à mourir … Quelle idée!  C'est alors que les ennuis commencent (grave) pour le gentil prince. Because Bertie has a problem, he stammers. Difficile donc pour lui de jouer au roi si ce n'est au roi du silence.


The King's Speech n'est pourtant pas un film muet, sinon l'authentique histoire d'un homme affublé d'un handicap assez contrariant lorsqu'on doit, du jour au lendemain, monter sur le trône. Le speech qui fait office d'ouverture du film en est pour le moins éloquent! Éloquent, Bertie s‘efforce de l’être, et avec l'aide du truculent docteur Logue, il arrivera à avancer en ce sens.

J’étais assez sceptique quant à aller voir ce film, sans doute à cause de ses nombreuses récompenses qui souvent s’apparentent plus aux dorures excessives de Nottingham palace qu’à la reconnaissance d’une réelle valeur artistique. Nevertheless je n’ai pas résisté à l’allure royale de Colin Firth, formidable, dans ce rôle, de terreur et de souffrance contenue. Le contraste avec le personnage de Logue  (call me Lionel), est exquis à l’image du jeu de Geoffrey Rush . Quant à Helena Bonham Carter, elle est ici aussi délicieusement humaine en queen mother qu’elle fût cruelle en reine rouge chez Tim Burton dans son récent Alice in the wonderland.

Tom Hooper et ses sujets réussissent donc à faire de figures de cire « encarossées », des gens presque comme les autres. C’est pour moi le point fort de ce film outre la touchante fragilité et la majestueuse allure de Colin Firth.
Bref on en arrive presque à les plaindre, quelle vie quand même !!! A une époque ou la célébrité est devenue l’idéal de beaucoup, voici l’envers du décors. Admirez mesdames et messieurs, comme il peut être pénible de se déguiser en Son Altesse le prince Albert d’York, sa majesté son Altesse royale Georges VI, roi du Royaume uni, empereur des Indes quand notre homme rêve d’être simplement lui-même, Albert, alias Bertie avec un B comme Brave !


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11 mars 2011

...loses someone dear...

DSCN4631Si vous avez vu "Mamma Mia" , le film, vous vous souvenez certainement de Meryl Streep perchée sur les falaises de cette île improbable, les cheveux et le foulard au vent, she’s singing: "The winner takes it all" face à un Pierce Brosnan, vieux beau croulant sous les regrets, les remords, et que sais je encore! J'ai aimé ce film pour son côté léger et ensoleillé, pour Colin Firth qui, il faut le rappeler, avant d'exceller dans l'art du bégaiement s'est essayé, à merveilles, dans le chant éraillé. Il y a aussi le rythme, les pas, les sourires et ce cortège inoubliable de femmes criant à l'unisson qu'elles sont libres...au moins le temps de quelques notes. 

Mais les jours peuvent aussi être pénibles, virant sans ambiguïté au noir et blanc. Écouter des chansons enthousiastes ne suffit plus. Aujourd'hui il me manque ce petit quelque chose, comme une once d'insouciance qui s'est envolée avec toi, ma chère, ma douce, ma seule. Aujourd’hui, je te cherche dans mes souvenirs, sans relâche...and I "hope there's someone" who takes care of you.


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07 février 2011

All days are nights

Rufus Wainwright | All Days Are Nights: Songs For

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24 janvier 2011

3 étoiles au Michelin

stellaHier en fin d'après-midi, installés confortablement sur le canapé nous avons (fils et mère) été témoins volontaires pendant 1h30 des joies et déboires de "Stella". Héroïne d'un film "haut en contrastes" réalisé en 2008 par Sylvie Verheyde.

Paris dans les années 70. On note d'emblée la mode vestimentaire, la déco intérieure kitsch, les voitures stylées comme on en fabrique plus aujourd'hui. Stella atteint un âge complexe, elle entre dans une période de sa vie où les moments difficiles de découvertes de soi et des autres vont chahuter les joies candides de l’enfance. On l’observe s’ouvrant au monde, un autre que celui qui est le sien depuis sa naissance. Et c’est pas plus mal ! parce que son univers familial bien que aimant et terriblement attachant par son humanité sincère, a tendance à négliger sec les besoins d’une fille de 11 ans. Ses parents tiennent un café ou s’échouent quotidiennement les déshérités de la vie. Et Stella rentrant de l’école navigue bon gré malstella_2 gré parmi ces épaves.

Saisir sa chance ou pas ? voilà une des questions du film. Un écho certain aux thèses de Bourdieu, sur «l’habitus » et la "reproduction sociale".

Stella entre en 6e dans un établissement huppé de la capitale. Une forme de discrimination positive avant l’heure ! Évidemment elle peine à trouver sa place dans cet univers si éloigné du sien. Elle ne comprend pas ce que disent les profs, ce qu’ils attendent d’elle, elle a peur mais ne perd pas la face. Une très belle scène du film symbolise toute la dualité de sa situation : La mère de Stella, qui se bat comme elle peut pour rendre « sa vie de merde » moins insupportable, s’attarde sur le bulletin scolaire désastreux de sa fille. Elle « râle », la secoue à sa façon, s’arguant d’en n’avoir rien à foutre et pourtant on entend ses pleurs intérieurs.

stella_1Et puis arrive la copine, la vraie, la camarade indispensable à la construction d’un soi positif (dixit Marcel Rufo). Elle s’appelle Gladys. A sa façon, elle est hors normes (d’une famille juive argentine rescapée du nazisme).

Ses deux gamines un peu moins insouciantes que les autres, vont se trouver et avancer ensemble pour aller plus loin. Elles vont apprendre à partager l’antinomie de leurs univers familiaux, notamment en s’offrant, l’une le plaisir de la lecture, l’autre les joies d’une éducation on ne peut plus liberticide.

Après ces moments partagés entre rires et larmes, nous les abandonnons au début de l'été, elles ont la vie devant elles, nous préférons alors nous dire que tout ira bien... puisqu'elles sont ensemble.


« Stella » de Sylvie Verheyde, sorti en 2008 avec Léora Barbara, Karole Rocher, Benjamin Biolay...


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